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21 avril 2022 4 21 /04 /avril /2022 17:02

Migraine : munissez-vous d’un marteau et d’une enclume !

Chère lectrice, cher lecteur,

Je suis tombé sur cette photo, qui m’a bien fait rire :

La légende indique : « 1895, traitement du mal de tête. »

Je vous rassure, il s’agit très certainement d’un canular. Je n’ai retrouvé aucune archive qui mentionne un « traitement » aussi catégorique.

En revanche, ce qui est vrai, c’est que les médecins du passé ont fait preuve de beaucoup d’imagination (et de violence) pour traiter les migraines et les maux de tête…

Il faut dire que ce sont des problèmes de santé courants qui peuvent devenir très handicapants et pour lesquelles les solutions sont limitées.

Fer rouge, trépanation et autres « tortures » contre la migraine

Deux chercheurs, Peter Koehler et Christopher Boes, ont publié dans la revue scientifique Brain, un article qui détaille les différentes approches non médicamenteuses employées au cours des siècles[1].

On y apprend par exemple que l’une des pratiques les plus anciennes contre les maux de tête était la saignée, utilisée au moins dès le 2ème siècle.

Dans des écrits anciens, le médecin romain Arétée recommandait d’inciser le bras pour une saignée, ou même parfois une veine ou une artère au niveau du front. Il saignait aussi les patients en insérant la tige d’une plume d’oie dans le nez jusqu’à l’os ethmoïde.

Ces saignements étaient d’ailleurs encore utilisés au 18ème siècle.

Contre les migraines et les maux de tête, les anciens pratiquaient aussi :

  • Les ventouses : des tubes de verres chauffés étaient placés sur la peau et provoquaient des cloques censées rétablir l’équilibre des humeurs.
  • La cautérisation au fer rouge : pour cette méthode très populaire au 10ème siècle, on rasait le crâne et on cautérisait jusqu’au muscle (ou jusqu’à l’os dans les zones dépourvues de muscles). Certains médecins perforaient l’os jusqu’aux méninges.
  • La méthode de l’ail : on incisait les tempes avec un scalpel pour y enfouir intégralement des gousses d’ail (j’aurais d’ailleurs plutôt envie de dire : « d’aïe ! »)
  • La trépanation : plus rare, certains médecins pratiquaient la trépanation, qui consistait à découper un trou circulaire dans la boîte crânienne
  • L’électricité : au milieu du 18ème siècle, on utilise des décharges électriques pour soigner les maux de tête, d’abord en se servant d’anguilles, puis à l’aide d’appareils électriques
  • Et encore de nombreuses techniques : compression de la carotide, chaises vibrantes et interventions chirurgicales diverses…

Aujourd’hui, ces solutions font plus penser à des « techniques de torture » qu’à des approches de soin.

Il faut dire que, bien souvent, la médecine a avancé à tâtons, avec peu de résultats concrets.

Mais est-ce vraiment mieux aujourd’hui ?

Les grands médias donnent-ils de faux espoirs aux malades ?

En 2018, de nombreux articles de presse s’émerveillaient devant un tout nouveau traitement anti-migraine :

« Migraine : un nouveau traitement de fond très prometteur » FranceInfo[2]

« Pour les patients atteints de migraines sévères, c'est une nouvelle ère qui s'ouvre. » L’Express[3]

« Bientôt une injection "miracle" » Le Parisien[4]

En y regardant de plus près, je trouve que ces articles donnent de faux espoirs aux malades !

D’après l’étude qui a testé son efficacité, les effets de ce médicament ne sont pas extraordinaires : sur les 246 participants, seul un tiers a vu la fréquence des migraines diminuer d’environ 50 %.

C’est peu.

Surtout quand on sait qu’il faut se faire une injection chaque mois et que celle-ci coûte plusieurs centaines d’euros l’unité. On pourrait se demander si ce produit « miracle » ne va pas surtout profiter au laboratoire qui le commercialise…

D’autres médicaments – aspirine ou paracétamol, seuls ou associés – peuvent être efficaces s’ils sont utilisés exceptionnellement.

Mais leur consommation prolongée peut transformer le mal de tête en un état permanent (sans parler de leurs effets secondaires). On parle alors de « céphalées par abus d’antalgiques », beaucoup plus difficiles à soigner !

Ces maux de tête incessants représentent 15 à 20 % des consultations auprès des centres spécialisés dans le traitement des céphalées.

Il est d’autant plus dommage d’en arriver là que des solutions douces existent : relaxation, yoga, hypnose, acupuncture, homéopathie et phytothérapie peuvent agir sur les maux de tête (céphalées) aussi bien que sur les migraines.

Mal de tête : commencez par… fuir !

Si certains combats réclament courage et engagement, la lutte contre la céphalée appelle une autre stratégie : la désertion.

Fuir le bruit et l’agitation.

Dans le cas d’une céphalée, la douleur s’installe au niveau du front et de la nuque avec le sentiment d’une pression ou d’une tension.

Parmi les causes les plus fréquentes, on trouve :

  • Un rhume tenace
  • Une infection des sinus ou sinusite dont la douleur s’accentue quand on se penche en avant
  • Une grippe ou syndrome grippal
  • Une infection dentaire non soignée
  • Un abus d’alcool ou alimentaire (repas très riche, plutôt gras et pris de façon inhabituelle)
  • Un manque de sommeil (l’apnée du sommeil est un facteur déclenchant des maux de tête chroniques)
  • Des douleurs pendant les règles
  • Une insolation ou un coup de chaleur
  • Une fatigue visuelle lorsqu’on fixe par exemple un écran d’ordinateur ou la télévision trop longtemps
  • Des verres correcteurs mal adaptés, parfois une divergence ou convergence oculaire qu’il faut corriger par des séances adaptées chez l’orthoptiste, très efficaces !
  • Etc.

La fuite, donc, c’est s’allonger au frais dans la pénombre, un gant frais et humide (éventuellement imprégné d’hydrolat de lavande vraie) posé sur le front. Avec généralement de bons résultats. Dans une étude de 1986, 71 % des patients qui utilisaient une poche de glace ont été soulagés, et la moitié d’entre eux ont déclaré́ que leur douleur avait immédiatement diminué[5].

En phytothérapie, choisissez des plantes contenant des dérivés salicylés (saule blanc, ulmaire ou reine des prés en gélule, 1 gélule 3 à 4 fois par jour) associées à des plantes à caféine (thé, maté, guarana, Kola…), mais aussi des huiles essentielles sédatives comme lavandemarjolaine à coquillescamomille romaine, ylang ylang

L’huile essentielle de menthe poivrée est également efficace pour un massage du front, du lobe des oreilles, des tempes et de la nuque.

Et maintenant, que faire face à la vraie torture : la migraine.

Quelle est la vraie cause de votre migraine ?

La migraine vient du grec êmikranion, qui veut dire demi-crâne. Les migraines se manifestent par des douleurs lancinantes du côté droit ou gauche de la tête, parfois pendant des heures, voire des jours…

La douleur sourde augmente petit à petit jusqu’à atteindre toute la tête. Elle est pulsatile (avec des battements) : c’est l’horrible toc-toc, cette sensation de « clou » qui s’enfonce et peut s’accompagner de nausées, de vomissements, de photophobie (la personne ne supporte plus la lumière).

Certains symptômes sont plus impressionnants encore, comme des hallucinations auditives, ou encore des paresthésies (fourmillements, picotements) au niveau du visage, bras, mains, jambes…

Lorsqu’elle arrive, vous pouvez faire la même chose qu’en cas de céphalée : commencer par rester allongé dans une demi-obscurité, appliquer une vessie de glace (cela resserre les vaisseaux) là où vous avez mal, masser les tempes, le dos, et surtout essayer de repérer le « déclencheur » pour mieux agir en conséquence :

  • Le cycle menstruel : avant les règles à cause des variations hormonales – on parle alors de migraines cataméniales (il se produit une baisse du taux d’œstrogènes)
  • Les facteurs psychologiques : soucis, surmenage entraînant du stress
  • Les facteurs physiques : efforts physiques ou intellectuels entraînant une forte fatigue
  • Excès ou manque de sommeil, décalage horaire
  • Facteurs environnants : vent, froid ou brusque variation de température, luminosité…
  • Odeurs fortes, parfums…
  • Facteurs alimentaires (allergies alimentaires, aliments contenant de la tyramine, gluten et lactose)

Revoir son alimentation, c’est aussi s’interroger sur d’éventuels déficits, en magnésium notamment (qui pourrait expliquer les migraines des femmes qui souffrent de syndrome prémenstruel). On trouve du magnésium dans les légumes verts et secs, les oléagineux, les céréales complètes. Contre les migraines, une cure de trois à quatre mois est nécessaire avant de voir une amélioration.

Autres nutriments à considérer, les vitamines du groupe B et notamment la B2 ou riboflavine, qui intervient dans la production cellulaire d’énergie. Les cellules nerveuses des migraineux pourraient souffrir d’un défaut dans cette production d’énergie, d’où l’idée d’utiliser des suppléments pour améliorer l’efficacité des centrales énergétiques cellulaires (les mitochondries).

Mais quelle que soit la cause de la migraine, il y a une plante qu’il faut absolument découvrir.

Cette plante obtient 80 % de réussite !

La partenelle (Tanacetum parthenium) est également connue sous le nom de grande camomille. Elle ressemble à une « super marguerite », avec son beau coussin jaune et ses pétales blanc lumineux.

Je dis super car ses « sommités fleuries » contiennent une substance, le parthénolide, dont on comprend aujourd’hui le rôle étonnant de prévention des crises migraineuses.

Revenons une seconde sur le mécanisme de la migraine : à la suite d’un facteur favorisant (stress, émotion, aliments, cycle menstruel…) il y a libération de sérotonine, qui induit une alternance de contractions et de dilatations des petites artères cérébrales à l’origine de la douleur. Le parthénolide, lui, bloque la libération de sérotonine et prévient ainsi la crise.

Un traitement sur 3 mois permettrait de diminuer nettement la fréquence et l’intensité des migraines.

Posologie : 2 gélules de partenelle ou 5 ml (1 cuillerée à café) d’EPS (extrait phytostandardisé) dans une tisane de sauge tous les matins pendant 3 mois. De nombreux médecins phytothérapeutes l’utilisent avec 80 % d’effets positifs si le traitement est poursuivi assez longtemps.

Ce traitement est contre-indiqué pour les femmes enceintes ou allaitantes.

Amicalement,

Florent Cavaler

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